Annie : « Quelle est la première pièce que tu as chantée devant un grand public? ».
Carole-Anne : « “Lascia ch’io pianga”. ».
Annie : « Est-ce qu’on peut traduire le titre? ».
Carole-Anne : « Oui, “Laissez-moi pleurer”. Il faut dire que l’opéra, c’est toujours dans les larmes et le trépas. »
Elle rit.
C’est à l’adolescence que Carole-Anne découvre sa passion pour le chant, lors de ses trajets de retour du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup.
Carole-Anne : « Je me rappelle que quand je marchais pour revenir de l’école, par exemple, je regardais s’il y avait des gens dans la rue. Si je ne voyais personne, personne pour m’entendre, c’était correct. Donc là, je chantais. J’ai toujours chanté à plein poumon. Dès que je fermais une porte, j’avais l’impression que personne ne m’entendait. Donc, je fermais la porte, j’allais dans la douche, puis là, je chantais.
Je me rappelle que j’inventais. C’est le geste. On nomme ça le “geste de chanter” dans les cours de chant. Le geste de chanter a toujours été quelque chose qui m’a ramenée à moi-même. Par contre, je ne chantais pas du classique. Je n’étais pas attirée par cette musique-là. Pas du tout.
Mais à l’époque où j’ai commencé à chanter, ce qui était popularisé comme croyance, c’est que quand on chante, on doit commencer par le chant classique. Maintenant, c’est différent. Si on veut chanter du chant pop, on n’a pas besoin d’aller passer par le chant classique parce qu’on accepte que ce sont deux techniques complètement différentes. Également pour le jazz, également pour peu importe quel type de chant qu’on veut chanter. De mon côté, je me suis prêtée au jeu avec ma professeure de chant classique. J’étais trop gênée pour lui dire que je n’aimais pas chanter ça, chanter du classique. Elle me donnait des pièces faciles à chanter. “Caro mio ben”, ça faisait partie de mes premières pièces. “Ah! mio cor, schernito sei!”, je les trouve toutes quand j’achète des grandes anthologies. C’est des chants connus qu’elle me faisait faire. Pas très connus du grand public, mais connus dans la sphère du milieu classique. ».
Annie : « Quelle est la première pièce de musique que tu as chantée devant un grand public? ».
Carole-Anne : « C’est “Lascia ch’io pianga”. Je me rappelle que la première fois, j’étais vraiment gênée d’aller chanter ça devant les gens. Parce que dans ma tête, ce n’était pas quelque chose d’apprécié. Moi, je cherchais bien sûr, en tant qu’adolescente, à être appréciée pour ce que je fais. J’étais en quête d’une activité qui allait permettre de me sentir reconnue par les gens autour de moi. Parce que je n’avais pas ça encore dans ma vie. J’étais bonne à l’école, mais pas plus que ça. Je n’étais vraiment pas bonne en sport. Donc, toutes les choses que je faisais, je les faisais moins bien que les gens autour de moi. Donc là, je cherchais quelque chose qui allait vraiment me coller à la peau. Puis quand j’ai chanté, à ce moment-là, il a atterri en moi la certitude que, OK, il y a quelque chose qui se passe quand je fais cette chose-là qui est, je ne sais pas connectée à quoi, mais pour les gens, malgré qu’ils n’aiment pas la musique classique, pour eux, c’est vraiment quelque chose qui est en train d’arriver, qui est spécial.
Je préférais la musique populaire. J’aurais voulu chanter comme Lara Fabian, Céline, Linda Lemay. Comme toutes les chanteuses populaires francophones québécoises de cette époque-là. Mais en réalité, quand je le faisais, il n’y a rien qui se passait de spécial. Tandis que quand je chantais du classique, c’est comme si, tout d’un coup, toutes les étoiles faisaient des constellations. Il y avait des liens qui se faisaient pour faire ressortir quelque chose de plus grand. C’est pour ça que j’ai poursuivi dans cette lignée-là, quand j’ai vu que finalement, les qualités naturelles que ma voix avait, d’avoir un vibrato, de chanter dans l’aigu, avec souplesse, de monter en voix tête, d’apprendre des pièces, c’était facile pour moi. Comprendre la musique, comprendre le langage musical, pour moi, c’était logique, mathématique. Je comprenais ça super rapidement. Donc, c’est comme si, naturellement, j’ai pris ce chemin-là, finalement, en arrêtant de me retenir. ».
Annie : « Quels sont les gestes qui caractérisent ta pratique et que le public devrait comprendre pour mieux la saisir? ».
Carole-Anne : « Pour moi, le chant classique, c’est beaucoup plus mystique que ce qu’on pourrait penser. Moi, quand je performe, je ne considère pas que je fais un objet sonore plaisant et que les gens vont pouvoir admirer ça. Ce n’est pas séparé comme ça. Il n’y a pas un émetteur et un receveur. Moi, quand je le fais, j’ai l’impression de me connecter à l’intérieur de moi à une force que je ne pourrais pas nommer encore, que peut-être un jour je vais nommer dans ma vie, qui me permet de profondément et de manière invisible de connecter avec la personne devant moi puis de dénouer certaines tensions. C’est comme si je me sentais un peu parfois comme une soignante, mais à travers le son.
Souvent, quand je prépare des récitals, quand je prépare ce que j’appellerais pour moi des moments magiques, je prends vraiment soin que ce moment-là soit magique. Je me prépare à arriver dans le moment à accueillir les gens et à avoir comme une main invisible qui va permettre d’entrer chez eux puis de leur faire du bien à l’intérieur, à des endroits qui ne peuvent pas soulager d’autres manières dans leur vie. C’est un peu une clé unique qu’on a.
Quand je chante, ce que je peux nommer, c’est que, j’apprends mes musiques avec une rigueur rythmique, mélodique au niveau des mots, la prononciation. J’essaie vraiment de pousser tous ces paramètres-là pour être la plus performante possible. Oui, ça, c’est une certaine sphère qui est plus intellectuelle et physique au niveau de l’athlète vocal. Mais, ce que je mets de l’avant, c’est une connexion avec l’acceptation de soi. Moi, quand je chante, je veux que les gens se reconnaissent et sentent qu’ils ont le droit d’exister. Qu’ils soient des gens intenses, qu’ils soient des gens timides. Moi, ce que je veux, c’est vraiment l’acceptation et aussi l’espoir. C’est pour ça que je chante. Une foi intérieure qu’à travers ce moment humain-là, qu’on ne peut pas comprendre, on est capable de ressentir un petit élan qui nous est donné d’avancer dans notre vie et de cheminer sur les choses qui nous alourdissent ou qui nous rendent le chemin difficile. Moi, j’ai vraiment une conception beaucoup plus humaine, invisible, que seulement le fait de bien chanter et d’être capable de le faire. Il y a comme une unité, une connexion qui est importante pour moi. ».
Annie : « Quels sont les outils du chant classique? ».
Carole-Anne : « Il y a beaucoup d’outils. L’outil le plus précieux d’abord, c’est se donner la note avec un piano. J’utilise toutes sortes de pianos. Il faut être capable d’arriver devant la partition puis de jouer la première note. Donc le premier outil, c’est pour se donner la note à un piano. Ensuite, moi, j’utilise un métronome. De la même manière qu’un pianiste utiliserait un métronome, après que j’ai appris un peu les notes et tout, j’ai besoin de connaître la pulsation qui est inscrite dans la partition. Qu’est-ce que ça va donner?
J’utilise aussi beaucoup les ouvrages de référence. Par exemple, j’ai plein de dictionnaires différents qui me permettent d’aller chercher des connaissances autour d’une œuvre. Parce que quand on chante, bien sûr, apprendre à chanter, ça prend du temps, mais un coup, ta technique et tout, apprendre une pièce de deux minutes, on s’entend que ce n’est pas très long. Mais intégrer la pièce, savoir qui l’a composée, dans quelle situation historique il l’a composée, qu’est-ce que cette œuvre-là voulait dire pour lui, qu’est-ce que les mots veulent dire. Donc là, on a tous les dictionnaires au niveau des langues, les traductions. Aussi, on peut trouver qui est la première personne historiquement qui l’a chantée. Qui était cette personne-là? J’ai aussi des dictionnaires sur les plus grands musiciens du monde qui contiennent les biographies de ces personnes-là. J’ai beaucoup de livres pour m’aider.
Aussi des livres de partition dans lesquels il n’y a pas des pièces, mais il y a des réchauffements qui expliquent qu’est-ce qu’on essaie d’aller chercher comme spécificité technique. Si j’ai une pièce qui est vraiment difficile, je dois vocaliser très rapidement, faire beaucoup de notes très rapides, bien, j’ai des livres dans lesquels je peux aller me référer pour aider à la rapidité des vocalises. Je vais feuilleter ça. Je lis l’information. Je chante les exercices qui sont proposés. Donc il y a vraiment beaucoup d’outils au niveau des livres. On ne trouve pas ça sur Internet. C’est ça qui est vraiment spécial du chant classique, de l’opéra, du chant lyrique, c’est que l’information se trouve dans des livres qui souvent ne sont pas aussi disponibles que ça. On doit avoir quelqu’un qui nous le montre. Et, l’autre personne qui nous montre à chanter est aussi un outil absolument indispensable. On ne peut pas apprendre à chanter comme ça tout seul chez nous parce qu’on ne maîtrise pas un objet. C’est soi qu’on doit à la fois faire grandir et maîtriser. Donc, ça prend quelqu’un avec nous qui nous accompagne puis qui nous verse le savoir, la connaissance, puis qui nous accompagne, qui marche avec nous ce chemin-là de développement. ».
Annie : « En quoi le fait de vivre dans la région des Basques influence-t-il ta pratique? ».
Carole-Anne : « J’ai essayé de vivre ailleurs dans ma vie. Quand j’ai étudié, bien sûr. Il a fallu que je vive ailleurs, c’était correct. Ensuite, j’ai beaucoup voyagé, je me suis établie aussi en Belgique, j’avais mon visa, j’étais là-bas pendant le début de la pandémie. J’ai essayé de vivre dans d’autres villes, mais pour moi, après un certain moment, c’est comme si… je sentais qu’à l’intérieur de moi, dans mon expression artistique, je n’étais pas pleine. Qu’il me manquait quelque chose. Comme à l’intérieur, je n’étais pas remplie, j’avais du mal à chanter à l’extérieur. Moi, j’ai besoin d’être en contact avec les gens que j’aime pour après ça, quand je chante l’amour, avoir la tête pleine d’imagerie en lien avec cet amour-là. Autant l’amour du territoire, l’amour des fleurs, l’amour du paysage, l’amour de l’eau. Donc j’ai besoin d’être enracinée, puis ça, ça m’a amenée beaucoup.
C’est un grand défi, ce n’est pas facile d’habiter en région. Avec certitude, je peux dire que si j’habitais dans une plus grande ville, je travaillerais plus. J’aurais plus de contrats, peut-être plus de succès. Mais, j’ai besoin de la tranquillité. J’ai besoin d’être avec des gens qui ne sont pas connectés sur leur emploi tout le temps. J’ai besoin de vivre ma vie. Sinon, je n’arrive pas à chanter. C’est comme si je suis revenue ici pour reconnecter avec la chose qui me nourrit le plus en tant qu’humaine, mon territoire. Être ancrée dans une communauté, c’est vraiment important pour moi. Donc ça a changé beaucoup dans ma manière de chanter, qui est beaucoup plus personnelle. Plus c’est personnel, plus mon chant a du succès. Il est bien perçu parce qu’il fait du bien aux gens. Mais en même temps, plus je suis loin, plus les contrats sont rares. Plus c’est difficile d’aller me présenter à l’un et à l’autre, serrer des mains, être présente à tous les concerts, saisir des opportunités de chanter à la dernière minute… Il y a des choses qui ne sont pas possibles quand on habite plus loin.
Pour le moment, je suis absolument en accord avec ce choix-là. C’est ma vie. C’est ce que j’ai choisi. Je suis prête à relever le défi de montrer aux gens de ma communauté que c’est possible, qu’on n’est pas obligé de tous converger vers la ville pour que ça arrive. Puis plus il y aura de chanteurs comme moi qui iront habiter en région, plus on aura de vitalité musicale, artistique dans les régions. Au niveau de la musique, il n’y en a pas vraiment. Il y a plein d’artistes, mais au niveau de la musique classique, c’est très difficile. Les gens, ils ne vont pas parce qu’ils ne feront pas d’argent, c’est sûr. Mais s’il n’y a personne qui n’y va jamais, bien, on ne construit pas cet écosystème. Donc je crois que je suis capable, puis j’espère montrer l’exemple, puis avoir plein de collègues aussi qui vont avoir cette bravoure-là de venir.
Annie : « Comment ta pratique a-t-elle évolué avec le temps? ».
Carole-Anne : « Quand j’étais au conservatoire, j’étais beaucoup plus axée sur le fait, le business, le côté entrepreneur. Je voulais que ça marche. Donc j’étais très technique. Je savais comment aller effectuer les passages techniques avec une grande exactitude. Je me développais comme une athlète. J’avais les mains liées au niveau émotions. Toucher les gens, mettre une partie de moi dans la pièce que je chante, qui n’est pas juste chanter, mais qui est quelque chose qu’on ne peut pas nommer. Donc une humanité à l’intérieur de nous, des souvenirs, des douleurs, des joies. Verser soi à l’intérieur de la pièce.
Au début de ma pratique, si je chantais un air joyeux, j’étais joyeuse. C’est tout. Je me mettais dans l’état de joie, je chantais les mots de joie, c’était tout. Mais je voyais que j’avais une certaine limite. Quand j’ai intégré la Chapelle Reine Élisabeth de Belgique, à Waterloo, tout d’un coup, j’ai intégré ce qu’on appelle une résidence d’artiste. C’était un endroit reclus en forêt. L’endroit le plus proche de cet endroit-là était à 25 minutes de marche pour se rendre jusqu’à un dépanneur. Si je voulais sortir de Waterloo, il fallait que je marche 40 minutes jusqu’à la gare. Puis la majorité de ce chemin-là était de la forêt. Tout était fait pour les instrumentistes qui, eux, doivent répéter du lever au coucher. Ce n’était pas fait tant que ça pour les chanteurs. Moi, j’étais la deuxième chanteuse à habiter là. Les autres chanteurs, ils venaient, ils allaient. Des Français, des Italiens qui venaient puis qui repartaient. Moi, j’habitais là. Et ce que ça a occasionné pour moi, tout était mis en ma disposition pour que je n’ai jamais besoin de quitter. Par exemple, c’est quelqu’un qui faisait nos emplettes. On ne payait pas nos propres factures, là. Tout était payé pour nous. Nous, on payait un loyer puis on était dans une chambre. Le lit à côté du piano. T’es enfermée dans ta musique. T’as ta salle de bain, ton lit, ton piano, ton ordinateur, puis c’est tout. À ce moment-là, j’ai vécu une connexion avec ma voix.
Je me suis liée d’amitié avec d’autres personnes qui étaient là, mais c’était très accessoire parce qu’eux aussi étaient là pour leur instrument. On était tous là pour autre chose que pour connecter. Toutefois, on connectait vraiment avec notre instrument. Puis pour moi, tout d’un coup, la plus belle joie de ma journée, c’était si je réussissais mon aigu, si je réussissais mon trait technique. La chose la plus difficile de ma journée, c’est si j’échouais. Tous les jours, j’étais concentrée seulement là-dessus. J’avais les bourses d’études, les subventions qui me permettaient de vraiment ne faire que ça. Et il n’y a pas de contrat autre que ça dans le milieu de la forêt.
On avait des concerts où on devait aller chanter à Bozar à Bruxelles ou à Flagey. On savait longtemps d’avance notre répertoire. On devait travailler à ce que ça soit parfait. Travailler à parfaire. Puis les pianistes et les professeurs de chant venaient à la résidence. On n’avait même pas à sortir pour recevoir l’enseignement. On ne sortait presque jamais.
J’ai vécu une connexion immense, émotivement avec ma voix. Le fait de soudainement être en symbiose avec ma voix. Cette résidence a fait naître dans ma voix toute cette affection-là, toute la partie émotive, toute la partie touchante.
Annie : « Quels éléments de ta pratique sont importants à expliquer pour qu’un public qui ne connaît pas ce domaine puisse mieux la comprendre? ».
Carole-Anne : « Pour l’opéra, la chose qui peut le plus aider à se connecter, c’est de savoir ce qui se passe. L’histoire. Quand je chante un air très connu, “Vissi d’Arte”, par exemple, les gens, oui, ils entendent un opéra, mais c’est un peu froid. Tu entends un chant qui est dans une langue étrangère. La personne chante avec une voix qui est tellement grandiose que tu ne peux même pas comprendre ce qui est en train de se passer dans ce son-là. Donc, c’est beaucoup. Il y a des gens qui sont capables de prendre ça sans rien connaître. Il y a des gens qui ont besoin d’être ancrés, d’avoir des clés de compréhension.
Et l’une de ces clés, c’est de connaître le personnage. Il vit quoi? Il dit quoi? Pourquoi est-ce qu’il en arrive là, à devoir chanter ça? Qu’est-ce qu’il véhicule? Puis où est-ce que ça l’amène par après, dans cet opéra-là? Donc ça, ça peut vraiment aider. Je dirais aux personnes qui voudraient écouter un opéra d’aller voir l’histoire de cet opéra, le synopsis, l’argument de l’opéra, avant de l’écouter. Après, c’est des histoires, il y a beaucoup d’histoires mythologiques, il y a des histoires très anciennes, donc il y a quand même des histoires un peu compliquées à comprendre. Ça peut aider si c’est quelqu’un qui nous narre ou qui nous explique, qui vulgarise, mais vraiment de savoir qu’est-ce qui se passe, de se préparer avant.
Par exemple, si on va voir les “Quatre Saisons” de Vivaldi, qu’est-ce qui se passe? Oui, c’est des numéros, c’est des noms de saisons qui vont être joués, mais comment Vivaldi a mis ça? Qu’est-ce que je me prépare à entendre? Souvent, c’est vraiment la préparation. Vous allez entendre des oiseaux, après ça, vous allez entendre le vent dans les branches. C’est ça que Vivaldi a vraiment voulu, donc vous allez entendre ça. Puis là, les gens, soudainement, ils font travailler leur imagination.
Je pense que les gens qui sont en mesure d’écouter la musique classique et l’opéra depuis, qui sont jeunes, c’est des gens qui ont comme la capacité de le voir ou de le ressentir d’une manière qui est pleine, puis ils n’ont pas besoin d’aller justifier. Mais il y a vraiment des gens qui ont besoin, puis il faut écouter ce besoin-là. Donc la vulgarisation est très importante. Ça, les artistes, ils doivent faire ça avant de chanter. Il y en a qui ne le font pas comme si c’était secondaire, comme si tout le monde savait ça. Mais non. Moi, je me rappelle dans ma vie, pendant mes quinze premières années, je ne savais rien de la musique classique et de l’opéra. Je me rappelle de ne pas avoir les codes. Aujourd’hui, c’est important que je les donne aux gens. ».
En choisissant de revenir et de créer dans le Bas-Saint-Laurent, Carole-Anne Roussel rappelle que l’opéra n’appartient pas qu’aux grandes scènes : il trouve aussi sa place dans les communautés qui décident de le faire vivre.
Un aperçu de son savoir-faire :
- Carole-Anne Roussel : Britten : Les Illuminations, op. 18
- Carole-Anne Roussel : Massenet : Je suis encore tout étourdie
- Carole-Anne Roussel : Golijov : Three songs for soprano
- Carole-Anne Roussel : Donizetti : Quel guardo il cavaliere – So anch’io la virtù magica
- Carole-Anne Roussel : Donizetti : Prendi, per me sei libero
- Carole-Anne Roussel : Strauss : Säusle, liebe Myrte!

